Appréciation de la nature – Description longue

Diversité biologique, fonctionnement des écosystèmes, services fournis par les écosystèmes et facteurs de changement

Perspectives mondiales de biodiversité 2. Secrétariat de la CDB 2006, Fig. 1.1

Document source : Appréciation de la nature

Le diagramme consiste en six boîtes disposées dans un carré. Des flèches mènent de l’une à l’autre et représentent un cycle continu d’influence. En bref, la biodiversité est montrée comme essentielle au bon fonctionnement des écosystèmes, qui produisent des avantages qu’on appelle les biens et services des écosystèmes, et qui sont nécessaires au soutien de la vie et du bien-être de l’être humain. Toutefois, les fonctions de biodiversité et d’écosystème subissent toutes deux les conséquences directes et indirectes de nombreuses activités humaines qui ont le potentiel de détruire et de réduire les services sur lesquels comptent les êtres humains. Cela fait ressortir l’importance de gérer les causes de changement de façon à réduire ou atténuer leurs impacts nuisibles sur la nature et, par extension, leurs impacts nuisibles sur l’être humain et ses moyens de subsistance.

En détail,  en bas à gauche se trouve la plus grosse boîte, elle est marquée Biodiversité et elle contient une liste de mots pour la décrire : nombre, abondance relative, composition, interactions. Ces mots désignent toute la vie au niveau des gènes, des espèces et des écosystèmes, et ils constituent la biodiversité.

Une flèche va de la boîte Biodiversité à une boîte marquée Fonctions de l’écosystème, ce qui indique que le sain fonctionnement des écosystèmes est tributaire de la biodiversité.

Ces deux boîtes ont aussi des flèches qui mènent vers la droite à une plus grosse boîte marquée Biens et services de l’écosystème. Cette grosse boîte énumère les quatre catégories de services qui sont produits par les écosystèmes qui fonctionnent sainement, comme l’indiquent une série de rapports des Nations Unies intitulés « Évaluation des écosystèmes pour le millénaire ».

1. Biens (aussi connus  sous l’expression fourniture de services) comprennent les aliments, la fibre et le combustible, la fibre, les ressources génétiques, les produits biochimiques, l'eau douce, 

2. Services culturels, y compris les valeurs spirituelles et religieuses, les systèmes de savoir, l’éducation et l’inspiration, et les valeurs récréatives et esthétiques,

3. Services de régulation : résistance aux invasions, action des phytophages, pollinisation, dispersion des grains, régulation du climat, régulation des ravageurs, protection contre les risques naturels, régulation de l’érosion, et purification des eaux, et

4. Services d’appui  (qui sous-tendent tous les autres) : la production primaire, la fourniture d’un habitat, le cycle des nutriments, la formation et la rétention du sol, la production d’oxygène atmosphérique et le cycle des eaux.

De la boîte de service de l’écosystème, une flèche pointe vers une boîte marquée Bien-être humain, lequel est composé d’éléments matériels indispensables à une existence satisfaisante, de la santé, de la sécurité, de relations sociales satisfaisantes, de la liberté de choix et d’action.  Cela laisse entendre que les services de l’écosystème rendent possibles la vie et le bien-être humains.

Si nous suivons la flèche vers la gauche qui part de la boîte Bien-être humain, nous voyons une boîte marquée Causes indirectes du changement. Ce sont des causes démographiques, économiques, sociopolitiques, scientifiques et technologiques, et culturelles et religieuses. De cette boîte, une flèche pointe vers la boîte Bien-être humain, indiquant là encore une relation dans laquelle les deux s’influencent l’un l’autre. Une autre flèche de la boîte des causes indirectes pointe vers le bas vers la boîte Causes directes du changement, laquelle est aussi en relation avec le Bien-être humain, et comprend les changements climatiques, les charges en éléments nutritifs, la modification de l’affectation des terres, l’introduction d’espèces et la surexploitation.

Les causes directes sont montrées par des flèches qui attaquent la biodiversité et, par extension, les fonctions de l’écosystème.

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