La biodiversité dans votre foyer

Réduisez l'incidence de votre style de vie sur notre planète

Souvent, nous ne nous rendons pas compte que nos gestes ont une influence indirecte sur l'environnement et nuisent sans que nous ne le voulions aux habitats et aux espèces. Il nous faut, pour réussir à conserver la biodiversité mondiale, tenir compte de l'interdépendance des maillons de la chaîne de la vie. Voici des gestes que vous pouvez poser pour réduire votre incidence sur notre planète :

  • Vous défaire des produits chimiques toxiques persistants de façon appropriée : Les substances toxiques peuvent tuer des espèces, soit directement par l'exposition, soit en contaminant leur habitat. Vérifiez auprès de vos installations locales de gestion des déchets pour savoir comment disposer de déchets domestiques toxiques, comme la peinture, le diluant pour peinture et les fluides des automobiles.

  • Utiliser des produits nettoyants écologiques : Pour plus de détails, visitez EcoLogo Program.

  • Recycler les vieux appareils électroniques : Chaque année, nous enfouissons ou faisons brûler 158 000 tonnes d'ordinateurs, d'écrans, d'imprimantes, de télécopieurs, de téléviseurs, de téléphones cellulaires et de produits semblables détraqués et démodés. Réunis, ces objets renferment des quantités importantes de polluants, comme le plomb, le mercure, le cadmium et les produits ignifuges polybromés, dont certains finissent par s'infiltrer dans nos réseaux d'alimentation en eau. Ils renferment aussi des matériaux recyclables, comme le cuivre, l'acier, l'aluminium et le plastique. Donnez les produits électroniques dont vous n'avez plus besoin à Ordinateurs pour les écoles, ou communiquez avec vos installations locales de gestion des déchets pour connaître le nom d'un recycleur de produits électroniques de votre région.

  • Réduire votre consommation de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) : Les produits pétrochimiques sont partout : dans les agents de conservation des aliments, les engrais chimiques, le fond de teint, les bouteilles d'eau et même dans nos vêtements (polyester), et le pétrole est leur principale composante. La combustion de combustibles fossiles est un facteur important du réchauffement planétaire, c'est à dire de modifications de la température qui provoquent la dégradation des habitats et entraînent la disparition de certaines espèces.

  • Moins utiliser votre automobile : Les moyens de transport actuels fonctionnent aux combustibles fossiles; ce sont la plus grande source qui soit de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone et méthane, par exemple) et de pollution atmosphérique. De tous les divers moyens de transport, les automobiles, dans lesquelles le tiers environ du pétrole mondial est utilisé, sont les pires. Les hydrocarbures, le gaz et les autres polluants qui ruissellent des routes et se fraient un chemin jusque dans le réseau hydrographique nuisent au milieu aquatique. La solution idéale, ce serait de cesser complètement d'utiliser une automobile; si cela n'est pas possible, achetez un modèle à faible consommation de carburant qui répond à vos besoins et non un véhicule loisir travail gourmand en essence. Chaque fois que vous le pouvez, utilisez d'autres moyens de transport, comme la marche, la bicyclette, l'autobus et le covoiturage.

    En vous servant moins de votre automobile, vous réduirez aussi le besoin de routes et de terrains de stationnement. L'étalement urbain et l'expansion du réseau de transport qui l'accompagne détruisent des terres qui auparavant étaient des fermes, des zones humides et des forêts. Outre qu'il détruit directement des habitats, l'étalement fractionne le paysage et détruit des corridors naturels que les espèces utilisent pour satisfaire leurs besoins en matière d'aliments, d'eau, d'abri, de reproduction et de migration. Insistez pour que votre ville mette l'accent sur le transport en commun et sur d'autres solutions de rechange, rende les activités municipales plus efficaces sur le plan énergétique et favorise les aménagements intercalaires plutôt que l'étalement.

  • Manger moins d'aliments transformés et acheter en gros : Les aliments transformés sont très suremballés dans des matériaux généralement composés de substances non dégradables qui polluent l'environnement et utilisent des produits chimiques toxiques, et dont la production consomme d'énormes quantités de combustibles fossiles. En achetant en gros, vous réduisez la quantité d'emballage par article, surtout si vous réutilisez les contenants et les sacs. Ce geste minimise la quantité de déchets de plastique qui polluent notre environnement.

  • Réduire la quantité de papier que vous utilisez : Utilisez moins de produits de papier et remplacez-les par des articles réutilisables (les mouchoirs en papier par des mouchoirs, les serviettes de papier par des serviettes en tissu, les gobelets en papier par des tasses, etc.). Lorsque vous utilisez du papier, achetez des produits recyclés, blanchis sans chlore, et recyclez-les après usage. À l'achat de produits de bois et de papier, cherchez le logo du Forest Stewardship Council, un symbole garantissant que le produit vient d'une forêt gérée de façon écologiquement viable. Le chanvre biologique, très durable, est une autre solution de rechange aux produits de bois et de coton.

  • Acheter des aliments produits de façon durable.

  • Ne pas libérer d'animaux exotiques (non indigènes) dans la nature : La plupart des espèces d'animaux familiers et de poissons vivants de nos marchés (comme la carpe à grosse tête originaire d'Asie) ne sont pas indigènes au Canada et ne devraient donc pas être libérées dans l'environnement, où elles pourraient constituer une menace pour les espèces indigènes. Si vous devez trouver un nouveau foyer pour un animal, communiquez avec votre animalerie ou votre société pour la protection des animaux locale.

  • Ne pas acheter de souvenirs provenant d'espèces en péril : Il est illégal de faire franchir des frontières internationales à des spécimens vivants d'espèces en péril et à des produits provenant de ces espèces. Lorsque vous voyagez, sachez quelles espèces sont en péril, de manière à ne pas acheter d'articles qui perpétueraient le commerce de ces espèces.