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Rapport technique thématique no. 16. - Érosion des terres cultivées – Introduction et tendances au Canada

Ce rapport est aussi disponible en version PDF. Rapport technique thématique no. 16. - Érosion des terres cultivées – Introduction et tendances au Canada (PDF, 1.3 Mo)

Information sur le document

Érosion des terres cultivées : introduction et tendances au Canada

Couverture de la publication : Érosion des terres cultivées : introduction et tendances au Canada

B.G. McConkey,Note1 D.A. LobbNote2, S. Li,Note1 J.M.W. BlackNote1 and P.M. KrugNote3

Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010
Rapport technique thématique no 16
Publié par les Conseils canadiens des ministres des ressources

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada

Érosion des terres cultivées : introduction et tendances au Canada.

Publ. aussi en anglais sous le titre :
Soil erosion on cropland: introduction and trends for Canada.
Monographie électronique en version PDF.
ISBN 978-1-100-99144-3
No de cat. : En14-43/16-2012F-PDF

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Ce rapport devrait être cité comme suit :
McConkey, B.G., Lobb, D.A., Li, S., Black, J.M.W. et Krug, P.M. 2011. Érosion des terres cultivées : introduction et tendances au Canada. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 16. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, (Ont.). iv + 22 p.

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2012
Also available in English

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Notes de bas de page

Note 1

Agriculture et Agroalimentaire Canada

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Note 2

Université du Manitoba

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Note 3

Conseiller

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Préface

Les Conseils canadiens des ministres des ressources ont élaboré un Cadre axé sur les résultats en matière de biodiversitéNote1 en 2006 pour mettre l’accent sur les mesures de conservation et de restauration conformément à la Stratégie canadienne de la biodiversitéNote2. Le rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010Note3 a été le premier rapport rédigé suivant ce cadre. Il permet d’évaluer les progrès réalisés en vue d’atteindre l’objectif du cadre, à savoir des « écosystèmes sains et diversifiés » et obtenir les deux résultats souhaités en matière de conservation : i) des écosystèmes productifs, résilients et diversifiés capables de se rétablir et de s’adapter et ii) la restauration des écosystèmes endommagés.

Les 22 constatations clés récurrentes présentées dans Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010 sont issues de la synthèse et de l’analyse des rapports techniques préparés dans le cadre du présent projet. Plus de 500 experts ont participé à la rédaction et à l’examen de ces documents de base. Le présent document, Érosion des terres cultivées : introduction et tendances au Canada, s’inscrit au nombre de plusieurs rapports préparés sur la situation et les tendances de thèmes nationaux intersectoriels. Il a été préparé et révisé par des experts du domaine d’étude et reflète les points de vue des auteurs.

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Remerciements

Darrel Cerkowniak a fourni plusieurs analyses et suggestions utiles concernant les données sur les terres et l’activité. Nous tenons également à remercier les réviseurs du présent rapport.

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Système de classification écologique – écozones+

Une version légèrement modifiée des écozones terrestres du Canada, décrite dans le Cadre écologique national pour le CanadaNote4, a permis de déterminer les zones représentatives d’écosystèmes pour tous les rapports compris dans le présent projet. Les modifications comprennent : un ajustement des limites terrestres pour tenir compte des améliorations résultant des activités de vérification au sol; la fusion des trois écozones de l’Arctique en une seule écozone; l’utilisation de deux écoprovinces, à savoir le bassin intérieur de l’Ouest et la forêt boréale de Terre-Neuve; l’ajout de neuf zones marines représentatives d’écosystèmes; et l’ajout de l’écozone des Grands Lacs. Ce système de classification modifié est appelé « écozones+ » dans ces rapports afin d’éviter toute confusion avec les « écozones » mieux connues du cadre initialNote5.

Cadre de classification écologique pour le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes du Canada.

carte

Description longue pour la carte de l'écozone+ du Canada

Cette carte du Canada montre le cadre de classification écologique pour le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes, appelé « écozones+ ». Cette carte illustre la répartition des 15 écozones+ terrestres (Maritime de l'Atlantique; Boréale de Terre-Neuve; Taïga du bouclier; Plaines à forêts mixtes; Bouclier boréal; Plaines hudsoniennes; Prairies; Plaines boréales; Cordillère montagnarde; Bassin intérieur de l'Ouest; Maritime du Pacifique; Cordillère boréale; Taïga de la cordillère; Taïga des plaines; Arctique), deux grandes écozones+ de lacs (Grand Lacs; Lac Winnipeg), et neuf écozones+ marines (Estuaire et golfe du Saint-Laurent; Golfe du Maine et plateau néo-écossais; Plateaux de Terre-Neuve et du Labrador; Baie d'Hudson, baie James et bassin Foxe; Archipel Arctique canadien; Mer de Beaufort; Côte nord et détroit d'Hécate; Côte ouest de l'île de Vancouver; Détroit de Georgia).

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Indicateurs agroenvironnementaux

Dans le cadre du Programme national d’analyse et de rapport en matière de santé agroenvironnementale, Agriculture et Agroalimentaire Canada a élaboré un ensemble d’indicateurs agroenvironnementaux scientifiques. Ceux-ci ont été présentés pour la première fois dans le rapport de 2000 (pour la période de 1981 à 1996). Les indicateurs ont ensuite été mis à jour en 2005 (pour la période de 1981 à 2001). Ils figurent également dans le dernier rapport de 2010 (pour la période de 1981 à 2006) (Eilerset al., 2010). Trois de ces indicateurs sont présentés par écozone+ dans le cadre de la série de rapports techniques thématiques du rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Il s’agit des rapports portant sur l’azote résiduel dans le sol (Druryet al., 2011), sur la capacité d’habitat faunique (Javorek et Grant, 2011) et sur l’érosion des terres cultivées qui fait l’objet du présent rapport.

Les données de la base de données du Recensement de l’agriculture du Canada ont été utilisées pour estimer ces trois indicateurs agroenvironnementaux. Cette base de données classe les paysages agricoles en quatre principaux types de couverture : « terres cultivées », « pâturage » (catégorie sous-divisée en « pâturages améliorés » et « pâturages non améliorés »), « jachère » et « autres terres » (les autres terres comprennent, par exemple, les enclos de ferme, les terrains boisés, les allées, les brise-vent, les marais et les tourbières) (Huffmanet al., 2006; Statistique Canada, 2008). Les rapports techniques thématiques sur l’érosion du sol et l’azote résiduel dans le sol portent sur les terres agricoles exploitées. Par conséquent, seuls les trois premiers types de couverture sont utilisés dans les calculs (les pâturages non améliorés ne sont pas pris en compte dans l’analyse sur l’érosion des terres). Javorek et Grant (2011), par contre, incluent le type de couverture « autres terres » dans leur rapport sur la capacité d’habitat faunique des terres agricoles. La définition du type de couverture « terres cultivées » utilisée aux fins du Recensement de l’agriculture du Canada est différente de celle employée dans le rapport sur l’érosion des terres, où la catégorie « terres cultivées » englobe les catégories « terres cultivées », « pâturages améliorés » et « jachère » du Recensement de l’agriculture. Pour ces raisons, les nombres présentés pour la superficie totale de terres agricoles ou cultivées et les pourcentages des différents types de couverture pour une écozone+ ou une région peuvent varier légèrement selon l’un ou l’autre des trois rapports sur l’agriculture préparés dans le cadre de la série de rapports techniques thématiques de l’évaluation Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Par ailleurs, il peut y avoir d’autres écarts en raison de la méthodologie employée pour garantir l’anonymat des données (pour obtenir de plus amples renseignements, voir Eilerset al., 2010).

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Introduction

L’érosion du sol est essentiellement un déplacement de terre. L’érosion des terres cultivées se produit naturellement sous l’effet du vent et de l’eau et peut être accélérée par certaines activités agricoles (par exemple, la jachère d’été ou la culture en rangs). Des taux élevés d’érosion éolienne peuvent se manifester sur toutes les formes de relief, alors que l’érosion hydrique augmente avec l’inclinaison et la longueur des pentes. L’érosion résulte aussi directement de la pratique agricole du labour, qui entraîne un mouvement descendant progressif du sol et provoque une perte de sol au sommet et une accumulation à la base des collines. L’érosion menace sérieusement la durabilité de l’agriculture au Canada. Elle déplace la couche arable, réduit la matière organique du sol et contribue à la détérioration de sa structure. À leur tour, ces effets nuisent à la fertilité de la terre, au mouvement de l’eau qui traverse la surface du sol dans un sens ou dans l’autre et, finalement, au rendement et à la profitabilité des cultures. Le rendement de parcelles gravement érodées peut être considérablement inférieur à celui de sections moins érodées dans un même champ. L’érosion est également susceptible d’avoir des répercussions néfastes notables sur l’environnement à l’extérieur des fermes, par le biais du transport physique et du dépôt des particules du sol ainsi que de la remise en solution des nutriments, pesticides, agents pathogènes et toxines par les processus d’érosion ou transportés par les sédiments provenant de l’érosion.

L’indicateur d’érosion du sol est un indice de risque mis au point par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) en fonction de niveaux calculés des pertes liées à l’érosion causée par le vent, l’eau et le labour. Ces valeurs sont réparties en cinq catégories de risque : très faible (perte de moins de 6 tonnes par hectare par année [t/ha/an]), faible (de 6 à 11 t/ha/an), moyen (de 11 à 22 t/ha/an), élevé (de 22 à 33 t/ha/an) et très élevé (plus de 33 t/ha/an). Dans les conditions actuelles, on considère que les secteurs classés à risque très faible peuvent généralement faire l’objet de cultures agricoles durables à long terme et demeurer en bon état agroenvironnemental. Les quatre autres catégories illustrent des risques de conditions non durables qui exigent des pratiques de conservation du sol afin d’assurer la culture agricole à long terme et de réduire les impacts sur la qualité de l’eau.

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Notes de bas de page

Note 1

Environnement Canada. 2006. Un cadre axé sur les résultats en matière de biodiversité pour le Canada. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. 8 p.

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Note 2

Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur la biodiversité. 1995. Stratégie canadienne de la biodiversité : réponse du Canada à la Convention sur la diversité écologique. Environnement Canada, Bureau de la Convention sur la biodiversité. Ottawa, ON. 80 p.

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Note 3

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. 2010. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 148 p.

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Note 4

Groupe de travail sur la stratification écologique. 1995. Cadre écologique national pour le Canada. Agriculture et Agroalimentaire Canada, Direction générale de la recherche, Centre de recherches sur les terres et les ressources biologiques et Environnement Canada, Direction générale de l’état de l’environnement, Direction de l’analyse des écozones. Ottawa/Hull, ON. 144 p. Rapport et carte nationale 1/7 500 000.

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Note 5

Rankin, R., Austin, M. et Rice, J. 2011. Système de classification écologique pour le Rapport sur l’état et les tendances des écosystèmes. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 1. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON.

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Introduction