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Rapport technique thématique no. 14. - Tendances de la capacité d’habitat faunique des terres agricoles du Canada, 1986-2006

Ce rapport est aussi disponible en version PDF. Rapport technique thématique no. 14. - Tendances de la capacité d’habitat faunique des terres agricoles du Canada, 1986 - 2006 (PDF, 7.3 Mo)

Information sur le document

Tendances de la capacité d’habitat faunique des terres agricoles du Canada, de 1986 à 2006

Couverture de la publication

S.K. Javorek et M.C. GrantNotea

Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010
Rapport technique thématique no 14
Publié par les Conseils canadiens des ministres des ressources

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada

Tendances de la capacité d’habitat faunique des terres agricoles du Canada, de 1986 à 2006.

Publ. aussi en anglais sous le titre :
Trends in wildlife habitat capacity on agricultural land in Canada, 1986-2006.
Monographie électronique en version PDF.
ISBN 978-1-100-98526-8
No de cat. : En14-43/14-2011F-PDF

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Ce rapport devrait être cité comme suit :
Javorek, S.K. et Grant, M.C. 2011. Tendances de la capacité d’habitat faunique des terres agricoles du Canada, de 1986 à 2006. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 14. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, (Ont.). vi + 51 p.

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2011
Also available in English

Notes de bas de page

Note a

Les auteurs sont au service d’Agriculture et Agroalimentaire Canada

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Préface

Les Conseils canadiens des ministres des ressources ont élaboré un Cadre axé sur les résultats en matière de biodiversitéNote1 en 2006 pour mettre l’accent sur les mesures de conservation et de restauration conformément à la Stratégie canadienne de la biodiversitéNote2. Le rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010Note3 a été le premier rapport rédigé suivant ce cadre. Il permet d’évaluer les progrès réalisés en vue d’atteindre l’objectif du cadre, à savoir des « écosystèmes sains et diversifiés » et obtenir les deux résultats souhaités en matière de conservation : i) des écosystèmes productifs, résilients et diversifiés capables de se rétablir et de s’adapter et ii) la restauration des écosystèmes endommagés.

Les 22 constatations clés récurrentes présentées dans Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010 sont issues de la synthèse et de l’analyse des rapports techniques préparés dans le cadre du présent projet. Plus de 500 experts ont participé à la rédaction et à l’examen de ces documents de base. Le présent document, Tendances de la capacité d’habitat faunique des terres agricoles du Canada, de 1986 à 2006, s’inscrit au nombre de plusieurs rapports préparés sur la situation et les tendances de thèmes nationaux intersectoriels. Il a été préparé et révisé par des experts du domaine d’étude et reflète les points de vue des auteurs.

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Remerciements

Les auteurs remercient Warren Eilers, Robin Mackay, Luella Graham et Alex Lefebvre d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) pour leur aide relativement à la création de cet indicateur agroenvironnemental ainsi que le Programme national d’analyse et de rapport en matière de santé agroenvironnementale (PNARSA) d’Agriculture et Agroalimentaire Canada pour le soutien apporté à ce projet. Les auteurs souhaitent également remercier les trois réviseurs pour leurs commentaires et suggestions utiles en vue d’obtenir une version améliorée du rapport.

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Système de classification écologique – écozones+

Une version légèrement modifiée des écozones terrestres du Canada, décrite dans le Cadre écologique national pour le CanadaNote4, a permis de déterminer les zones représentatives d’écosystèmes pour tous les rapports compris dans le présent projet. Les modifications comprennent : un ajustement des limites terrestres pour tenir compte des améliorations résultant des activités de vérification au sol; la fusion des trois écozones de l’Arctique en une seule écozone; l’utilisation de deux écoprovinces, à savoir le bassin intérieur de l’Ouest et la forêt boréale de Terre-Neuve; l’ajout de neuf zones marines représentatives d’écosystèmes; et l’ajout de l’écozone des Grands Lacs. Ce système de classification modifié est appelé « écozones+ » dans ces rapports afin d’éviter toute confusion avec les « écozones » mieux connues du cadre initialNote5.

Cadre de classification écologique pour le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes du Canada.

Carte

Description longue pour le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes du Canada.

Cette carte du Canada montre le cadre de classification écologique pour le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes, appelé « écozones+ ». Cette carte illustre la répartition des 15 écozones+ terrestres (Maritime de l'Atlantique; Boréale de Terre-Neuve; Taïga du bouclier; Plaines à forêts mixtes; Bouclier boréal; Plaines hudsoniennes; Prairies; Plaines boréales; Cordillère montagnarde; Bassin intérieur de l'Ouest; Maritime du Pacifique; Cordillère boréale; Taïga de la cordillère; Taïga des plaines; Arctique), deux grandes écozones+ de lacs (Grand Lacs; Lac Winnipeg), et neuf écozones+ marines (Estuaire et golfe du Saint-Laurent; Golfe du Maine et plateau néo-écossais; Plateaux de Terre-Neuve et du Labrador; Baie d'Hudson, baie James et bassin Foxe; Archipel Arctique canadien; Mer de Beaufort; Côte nord et détroit d'Hécate; Côte ouest de l'île de Vancouver; Détroit de Georgia).

 

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Indicateurs agroenvironnementaux

Dans le cadre du Programme national d’analyse et de rapport en matière de santé agroenvironnementale, Agriculture et Agroalimentaire Canada a élaboré un ensemble d’indicateurs agroenvironnementaux scientifiques. Ceux-ci ont été présentés pour la première fois dans le rapport de 2000 (pour la période de 1981 à 1996). Les indicateurs ont ensuite été mis à jour en 2005 (pour la période de 1981 à 2001). Ils figurent également dans le dernier rapport de 2010 (pour la période de 1981 à 2006) (Eilerset al., 2010). Trois de ces indicateurs sont présentés par écozone+ dans le cadre de la série de rapports techniques thématiques du rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Il s’agit des rapports portant sur l’érosion des terres cultivées (McConkeyet al., 2011), sur l’azote résiduel dans le sol (Druryet al., 2011) et sur la capacité d’habitat faunique qui fait l’objet du présent rapport.

Les données de la base de données du Recensement de l’agriculture du Canada ont été utilisées pour estimer ces trois indicateurs agroenvironnementaux. Cette base de données classe les paysages agricoles en quatre principaux types de couverture : « terres cultivées », « pâturage » (catégorie sous-divisée en « pâturages améliorés » et « pâturages non améliorés »), « jachère » et « autres terres » (les autres terres comprennent, par exemple, les enclos de ferme, les terrains boisés, les allées, les brise-vent, les marais et les tourbières) (Huffmanet al., 2006; Statistique Canada, 2008). Les rapports techniques thématiques sur l’érosion du sol et l’azote résiduel dans le sol portent sur les terres agricoles exploitées. Par conséquent, seuls les trois premiers types de couverture sont utilisés dans les calculs (les pâturages non améliorés ne sont pas pris en compte dans l’analyse sur l’érosion des terres). Le présent rapport, par contre, inclut le type de couverture « autres terres » pour ce qui est de la description de la capacité d’habitat faunique des terres agricoles. La définition du type de couverture « terres cultivées » utilisée aux fins du Recensement de l’agriculture du Canada est différente de celle employée dans le rapport sur l’érosion des terres, où la catégorie « terres cultivées » englobe les catégories « terres cultivées », « pâturages améliorés » et « jachère » du Recensement de l’agriculture. Pour ces raisons, les nombres présentés pour la superficie totale de terres agricoles ou cultivées et les pourcentages des différents types de couverture pour une écozone+ ou une région peuvent varier légèrement selon l’un ou l’autre des trois rapports sur l’agriculture préparés dans le cadre de la série de rapports techniques thématiques de l’évaluation Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Par ailleurs, il peut y avoir d’autres écarts en raison de la méthodologie employée pour garantir l’anonymat des données (pour obtenir de plus amples renseignements, voir Eilerset al., 2010).

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Introduction

L’indicateur « habitat faunique sur les terres agricoles » permet d’évaluer les grandes tendances de la capacité du paysage agricole canadiennes à fournir un habitat adéquat aux populations des nombreuses espèces de vertébrés terrestres.

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Méthodologie

Nous avons examiné la capacité d’habitat faunique de l’ensemble des terres constituant la zone agricole du Canada, en 1986, 1996 et 2006. Nous avons limité notre analyse aux terres visées par le Recensement de l’agriculture (ci-après appelées « terres agricoles »), c’est-à-dire aux terres cultivées, aux terres en jachère, aux terres de pâturage ainsi qu’aux terres boisées ou humides déclarées par les producteurs comme faisant partie du paysage agricole (Statistique Canada, 2008). Nous avons compilé et analysé toutes les données à l’échelle des polygones des pédo-paysages du Canada (polygones PPC), unités de base du Cadre écologique national pour le Canada.

Nous avons d’abord associé la faune à 31 types de couverture (ou types de milieux) du paysage agricole du Canada, en construisant la matrice d’habitat de 588 espèces d’oiseaux, de mammifères, de reptiles et d’amphibiens associés aux terres agricoles du pays. Dans le cas de chaque espèce, cette matrice réunissait de l’information sur l’utilisation de chaque type de couverture (alimentation, reproduction, couvert, halte ou voie migratoire, hivernage) et sur sa valeur comme habitat (primaire, secondaire, tertiaire). L’habitat primaire est un type de couverture dont l’espèce a absolument besoin ou qu’elle préfère fortement. L’habitat secondaire est un type de couverture que l’espèce utilise mais dont elle n’a pas absolument besoin. L’habitat tertiaire est un type de couverture dont l’espèce n’a pas besoin mais où elle se trouve à l’occasion. La valeur comme habitat a été intégrée à l’analyse à titre de modificateur permettant de pondérer les données d’utilisation (primaire = 1, secondaire = 0,75, tertiaire = 0,25). À l’intérieur des matrices, la structure imbriquée des types de couverture nous a permis de les regrouper de manière à les faire correspondre avec les catégories analogues employées pour les données proportionnelles de couverture du Recensement de l’agriculture. Pour l’analyse de la capacité d’habitat, nous avons ainsi réuni les types de couverture en 15 catégories : céréales, céréales d’hiver, oléagineux, maïs, soja, légumes, petits fruits, arbres fruitiers, autres cultures (pomme de terre, tabac, millet, carvi, ginseng et coriandre), légumineuses à grain, jachère, foin cultivé, pâturages améliorés, pâturages non améliorés, autres terres. La catégorie « autres terres » comprenait les terres humides (avec marges, sans marges, ou constituées d’eau libre), les terres riveraines (boisées, à couverture herbacée, ou cultivées), les haies (y compris les haies naturelles), les terres boisées (avec partie intérieure, sans partie intérieure, ou issues d’une plantation), les terres inexploitées ou abandonnées ainsi que les terres occupées par des infrastructures (bâtiments de ferme, serres, allées). Nous avons ainsi pu établir une relation spatiale entre les données d’utilisation visant chaque espèce et les données de couverture du Recensement de l’agriculture, en rectifiant la répartition de l’espèce en fonction des polygones PPC.

Dans le cas de chaque polygone PPC et de chaque espèce, nous avons calculé la superficie d’habitat disponible (SHD) pour la reproduction et l’alimentation de l’espèce, en établissant à l’égard de l’utilisation du polygone une moyenne pondérée fondée sur la proportion relative des divers types de couverture utilisés par l’espèce et sur leur valeur d’utilisation comme habitat, au moyen de l’équation suivante :

SHDra = ∑ (%PCr × VUHr) + ∑ (%PCa × VUHa)

Où : %PC = pourcentage du polygone PPC occupé par chaque type de couverture des terres utilisé par l’espèce, et VUH = valeur d’utilisation de ce type de couverture (primaire = 1; secondaire = 0,75, tertiaire = 0,25), comme habitat de reproduction (r) ou d’alimentation (a).

La capacité d’habitat (reproduction et alimentation) est la moyenne des SHD obtenus pour chaque polygone PPC.

Pour décrire l’état de la capacité d’habitat des terres agricoles du Canada en 1986 et en 2006, nous avons d’abord généré 10 catégories (< 20 à > 100) fondées sur la répartition nationale des valeurs de capacité obtenues pour l’ensemble des polygones PPC étudiés, puis nous avons distingué 5 classes de capacité d’habitat : très faible (< 20 ou 20-30), faible (30-40 ou 40-50), modérée (50-60 ou 60-70), élevée (70-80 ou 80-90), ou très élevée (90-100 ou > 100).

Pour établir la tendance, nous avons utilisé une analyse de variance (ANOVA) suivie d’une comparaison par paires des moyennes (test de la différence franchement significative de Tukey) afin de détecter les changements significatifs (p < 0,05) survenus d’une année à l’autre dans la capacité d’habitat des polygones PPC.

Notes de bas de page

Note 1

Environnement Canada. 2006. Un cadre axé sur les résultats en matière de biodiversité pour le Canada. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. 8 p.

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Note 2

Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur la biodiversité. 1995. Stratégie canadienne de la biodiversité : réponse du Canada à la Convention sur la diversité écologique. Environnement Canada, Bureau de la Convention sur la biodiversité. Ottawa, ON. 80 p.

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Note 3

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. 2010. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 148 p.

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Note 4

Groupe de travail sur la stratification écologique. 1995. Cadre écologique national pour le Canada. Agriculture et Agroalimentaire Canada, Direction générale de la recherche, Centre de recherches sur les terres et les ressources biologiques et Environnement Canada, Direction générale de l’état de l’environnement, Direction de l’analyse des écozones. Ottawa/Hull, ON. 144 p. Rapport et carte nationale 1/7 500 000.

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Note 5

Rankin, R., Austin, M. et Rice, J. 2011. Système de classification écologique pour le Rapport sur l’état et les tendances des écosystèmes. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 1. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON.

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Introduction